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Voir aussi notre présentation sur
www.adolive.fr L'huile d'olive de Nice,
hier et aujourd'hui
« Particulièrement fine,
-l’huile d’olive du Pays niçois- était très recherchée au siècle dernier. On
dit que la reine Victoria envoyait chaque année des convois de mulets à
Coaraze pour alimenter sa réserve personnelle.
En ces temps-là, la
taille des oliviers se limitait à l’enlèvement du bois mort, aussi les
arbres atteignaient-ils des hauteurs vertigineuses. La récolte s’effectuait
à l’aide de gaules que l’on agitait dans les rameaux pour détacher les
olives. Seules les plus mûres tombaient ainsi, c’est pourquoi la cueillette
s’effectuait tardivement, de janvier ou février jusqu’au mois de juin
quelquefois. En attendant la fin de la récolte, les olives étaient étalées
dans un endroit abrité et aéré où on les laissait se dessécher pour diminuer
le coût du moulin.
Les moulins du Pays
niçois, pour la plupart, utilisaient la méthode génoise, qui consiste à
recouvrir d’eau les olives broyées par la meule. L’huile obtenue de ces
olives noires et sèches, recueillie en surface, se révélait très douce et
même un peu plate, aux saveurs de noisette et d’amande sèche, laissant un
arrière goût de paille en fond de bouche, qu’on appelle aujourd’hui
« chômé » en référence à cette période latente de la récolte à la
trituration. Si ce goût typique était recherché en début de saison, par
contre, l’huile produite ainsi, pauvre en antioxydants, ne se conservait
pas. Présentant un taux d’acidité trop élevé, elle devenait vite rance et
provoquait d’horribles relents de friture lorsqu’on l’utilisait dans la
cuisine.
Aujourd’hui, la pratique
d’une taille plus sévère et l’utilisation de matériel de récolte pneumatique
ou électrique, permettent de récolter les olives rapidement au moment où
elles présentent le plus de qualités : lorsqu’elles sont tournantes, en
début de maturation, leur couleur passant du vert jaune au noir, par toutes
les nuances de brun et de violet.
Le rendement en est plus
faible mais le taux d’acidité dépasse alors rarement 0,3%. Une trituration
rapide, au fur et à mesure de la récolte, libère une riche palette d’arômes,
grâce à la présence importante de polyphénols, anti-oxydants qui
garantissent la conservation et la qualité de l’huile et en font un
véritable alicament.
L’huile d’olive produite
ainsi est un pur jus de fruit, d’un caractère très marqué à la sortie du
moulin. Elle présente à la fois l’ardence et l’amertume des meilleures
huiles de Toscane avec, en plus, la finesse du cailletier, ses arômes
subtils d’artichaut, d’amande fraîche et de noisette, son parfum d’agrumes,
de pomme verte et de genêt, sa fraîcheur et sa longueur en bouche. »
§« Pour l’amour de l’olivier, Jacqueline Bellino, Editions
Bénévent, 2006 »
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