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et notre blog http://oleiculture-bio.net ADO, les Amis De l'Olivier ADOLIVE a succédé à l'association ADO, fondée en 1995 par Jacqueline Bellino, Jean-Marie Baldassari et Gilles Gallois
Aux
portes de Nice, autour du village de L’Escarène, la réhabilitation
intelligente et l’exploitation des anciennes oliveraies créent des
emplois et attirent le tourisme Plusieurs
milliers d’années ont roulé sous les branches du vieil
"oléastre" sauvage de la Grèce antique. Après bien des
vicissitudes, l’arbre
Après
une période de sommeil, comme il en a connu beaucoup tout au long de
son existence, l’arbre de légende, en cette fin de siècle, revient
au goût du jour et l’huiled’olive, plus que jamais recommandée
par la médecine, connaît un formidable regain d’intérêt. Le
marché explose. La mort du deuxième millénaire voit la renaissance
de l’olivier, et dans la région niçoise, où le soleil de plomb
transforme l’olive en or, les moulins ancestraux tournent à
nouveau, l’huile coule à flot et grâce à quelques pionniers, les
oliveraies revivent.
Soutenus
par l’Etat Il ne
manque plus, pour célébrer la résurrection de l’arbre mythique et
promouvoir ses produits, qu’une grande fête régionale des
récoltes, les fameuses "olivades", ou pour faire plus
"Côte d'Azur", pourquoi pas un "festival international
de l’olivier" ?
L’huile
de l’Escarène et de la vallée du Haut Paillon est
produite par le "cailletier", olivier typique des
Alpes-Maritimes, de très grande taille. Il est cultivé en
restanques étroites à flanc de colline. Cultivé entre 300
et 700 m d’altitude, aux limites de la neige et du gel, il
donne "une véritable huile de montagne,
particulièrement douce, identifiable par ses arômes de
fruits secs, d’herbe fraîche ou d’artichaut. Sur ces
reliefs, les traitements chimiques ne sont pas
indispensables et l’association des amis de l’olivier
(ADO) a choisi de cultiver ses oliviers dans le respect des
règles biologiques", expliquent les responsables de l’association.
Parallèlement
à cette opération, ADO contribue à la promotion de l’identité
de cette vallée du Paillon, riche d’un patrimoine
authentique remarquable. Un "point info" a été
installé à l’Escarène, proposant des visites guidées,
des circuits touristiques, des parcours de randonnée,
élaborée par son équipe. La formule, lancée autour de l’olivier,
fonctionne très bien et déjà les touristes viennent dans
cette vallée, naguère inconnue des estivants du littoral,
qui ne connaissent que l’huile… solaire.
Contre
les
Outre
son aspect économique et culturel, la réhabilitation des
oliveraies abandonnées permet aussi la mise en valeur du
paysage et la réduction des risques d’incendie. Longtemps
enfouies sous les broussailles, les collines, une fois
nettoyées, offrent de nouveau au regard les paysages de
restanques aux murets de pierre typiques. Les oliviers,
restructurés et rajeunis, scintillent à nouveau dans le
vent et témoignent de la proximité de la Méditerranée.
Les
Amis de l’Olivier ont rénové en priorité les oliveraies
présentant un intérêt stratégique dans la lutte contre
les incendies : celles qui se trouvent en limite de zones
forestières, en bordure de routes ou près des groupes d’habitations.
Embroussaillées, ces planches d’oliviers représentaient
un risque de départ d’incendies important.
Débroussaillées, elles constituent au contraire des zones
pare-feu.
De
nombreux maires de la vallée du Paillon ont déjà fait
appel à ADO pour les aider à mettre en place des actions
similaires, et le conseil régional, depuis deux ans, a
officiellement mandaté ADO pour l’animation du programme
de rénovation des oliveraies dans le Moyen Pays des
Alpes-Maritimes.
"Il
s’agissait de prouver que l’on puvait maintenir l’emploi dans un
arrière-pays abandonné, grâce à la rénovation des oliveraies
délaissées…" expliquent les responsables de l’ADO, Jacques
Peirani et Jacqueline Bellino Potot. "L’objectif était
multiple et présentait un intérêt à la fois environnemental,
économique, social et culturel". Les institutions, Etat,
Région, Département, ne s’y sont pas trompés en acceptant de
financer cette expérience.
En mars
1996 débutait le premier chantier de remise en état d’oliveraies,
sur la commune de l’Escarène. "Très rapidement, l’action
entreprise fit tache d’huile et connut un grand succès auprès de
nombreux propriétaires fonciers qui, constatant le travail accompli,
n’hésitèrent pas à confier leurs terrains à ADO".
Une
récolte de 11 tonnes !
Aujourd’hui,
plus de trente hectares, appartenant à une cinquantaine de
propriétaires, répartis sur dix communes du Haut Paillon, ont été
réhabilités et sont aujourd’hui entretenus par l’association
qui, à cette fin, a créé vingt emplois, des salariés pratiquement
tous issus du RMI, orientés par l’ANPE.. La première récolte,
celle de 1996-1997, avait donné quelque 600 kg d’olives. Celle de
97-98 a produit 3 000 kg, et la dernière récolte, celle de 98-99, a
atteint… les onze tonnes, qui ont donné 2 800 litres d’une huile
au goût d’herbe fraîche, et bien en dessous des taux d’acidité
des autres produits sur le marché.
(Entre
0,12 % et 0,28 % alors que le taux d’acidité doit être inférieur
à 1 % pour que l’huile soit labellisée "vierge extra").
"On a travaillé sur la qualité pour en faire une huile haut de
gamme avec des olives très fraîches", reconnaît Jacqueline
Bellino-Potot (voir encadré). En avril 1999, l’huile de l’Escarène
obtenait la recommandation officielle "Aqui terre d’azur",
en attendant la mise en place d’une AOC (appellation d’origine
contrôlée), actuellement à l’étude, qui viendrait sans aucun
doute développer ses circuits de commercialisation déjà bien
structurés. Jean Giono le disait déjà : "La culture de l’olivier
est une façon de préparer le terrain de ses rêves". Dans la
vallée du Haut Paillon, le rêve est devenu réalité.
1. Les
Amis de l’Olivier. "La Maïoun de Pié". 19, Bd du Dr
Roux. 06440. L’Escarène. Tél : 04.93.91.44.29.
Pierre
HILLION. Mais,
en prenant de l'extension, il s'avérait de plus en plus difficile à
l'association de concilier développement économique et assistance sociale. ADOLIVE
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